jeudi 22 juin 2017

Métaphore: état faible

De l’Ozone, il ne voulait plus. Simplement dit. Lorsque la fin vint à poindre, l’insolence de ses propos revinrent le hanter du haut de leur perchoir en papier mâché, luminescents et voilés comme un ciel de tempête un jour de soleil et de grands vacanciers sublunaires. L’air se faisait rare (malgré tout) et le choix d’un isotope plutôt que de l’élément de base dont le besoin se faisait sentir occupait ses pensées. Bien entendu, la fin n’était pas imminente et ne se passera qu’à des lustres de la lecture de ce récit. Soyez sans craintes.

La lumière se diffusait avec langueur, se frayant un chemin du sommet de son crâne jusqu’à son Âme, passant adroitement près de son cœur, sans toutefois l’atteindre; sa pureté immaculée était telle qu’aucun détersif ne la lui rendrait en cas de heurt avec la moindre substance, actuelle ou passée. Le coeur étant sujet à changement sans préavis, elle ne se sentait capable que de l’inonder en gardant une distance propre, ce que lui dictait la prudence.

D’éventuels renégats, larguant leurs espoirs au profit de l’amour du quotidien, laissaient choir leurs atouts sur un sol indifférent, après le passage mixte de la junte locale. Les pratiques voulant que l’on parraine un enfant d’âge incertain d’un pays pauvre et démuni (tout aussi incertain) pour une somme modique mensuelle les rendaient stériles et narquois, ce qui froissait considérablement la jeune dame qui tentait en vain de les séduire à la cause.